
Dévalorisation silencieuse : quand ton corps se protège à ta place
Tu ne te critiques pas forcément à voix haute. Mais à l’intérieur, tu te diminues souvent sans t’en rendre compte. Et si ce n’était pas un défaut, mais une protection du corps ?
Il y a ce projet, ce choix, ce pas que tu veux faire depuis longtemps.
Mais tu repousses. Tu procrastines. Tu trouves mille excuses. Ou tu lances quelque chose… puis tu l’abandonnes.
Alors tu te dis que tu n’es pas faite pour ça. Que tu es nulle, que tu manques de courage.
Et si je te disais que ce n’est pas un manque de volonté, mais une stratégie de protection ?
Que ton auto-sabotage est une forme de loyauté. Une manière inconsciente de ne pas déranger, de ne pas dépasser.
Et si comprendre ça, c’était déjà commencer à se libérer ?
En effet, l’auto-sabotage, ce n’est pas de la flemme.
C’est comme un chien de garde à l’intérieur de toi, dressé pour t’empêcher d’aller là où ton système pense que tu risques gros.
Tu rêves de liberté, mais tu freines dès que ça devient possible.
Tu veux te reconvertir, poser tes limites, dire non, mais une voix intérieure murmure : “Et si ça déraille ?”
Tu ne bloques pas sans raison. C’est parce que tu t’es construite avec des repères invisibles :
ne pas trop réussir, ne pas prendre trop de place, ne pas trahir ceux qui ont galéré.
C’est lourd… et ça ne t’appartient pas entièrement.
Par exemple, une cliente voulait changer de métier depuis cinq ans. Elle avait toutes les compétences. Elle savait ce qu’elle voulait.
Mais elle passait son temps à refaire son CV, à chercher “la meilleure formation”, à attendre “le bon moment”.
Et un jour, elle m’a dit :
“Je crois que si je réussis là où ma mère s’est sacrifiée, je vais avoir honte.”
Ce n’est pas qu’elle n’y arrivait pas. C’est qu’elle s’interdisait d’y arriver.
Pour ne pas déranger, pour rester loyale, pour ne pas perdre l’amour des siens.
Alors elle sabotait chaque avancée. Inconsciemment.
Et ce qu’elle prenait pour de l’échec, c’était juste une immense peur d’être exclue.
Quand tu prends conscience de ce mécanisme, quelque chose en toi respire.
Tu réalises que ce n’est pas “toi” contre “toi”. Tu n’as pas à culpabiliser.
C’est une ancienne version de toi qui a cru qu’elle devait se faire petite pour être aimée.
Et quand tu comprends ça, tu remets de la douceur là où tu posais du jugement.
Tu cesses de t’insulter intérieurement chaque fois que tu n’oses pas.
Tu n’es pas fainéante, ni trop émotive, ni trop compliquée.
Tu es fidèle à des schémas anciens qui peuvent aujourd’hui être transformés.
Alors l’auto-sabotage n’a pas besoin de disparaître pour que tu avances.
Il a juste besoin d’être écouté autrement.
À chaque fois que tu t’observes t’arrêter, demande-toi :
“De quoi est-ce que j’ai peur, là ? Et à quoi ça me protège ?”
C’est pour cela, qu’un pas, même minuscule, peut ouvrir une porte.
Tu n’as pas besoin de tout comprendre pour commencer à changer.
Tu as besoin de t’observer avec bienveillance… et de décider que tu peux apprendre une autre manière d’être en sécurité.
L’auto-sabotage n’est pas ton ennemie. C’est une alerte mal calibrée.
Ce n’est pas contre toi, c’est pour toi. Mais c’est dépassé.
Et tu peux en faire une alliée si tu apprends à t’écouter autrement.
🌿 Et si tu faisais le premier pas aujourd’hui ?
Écoute l’épisode 11 de mon podcast Et si tu t’écoutais autrement, ou découvre le carnet « Je me retrouve ».
Ils t’aideront à faire émerger les vraies peurs derrière les blocages… et à reprendre doucement le pouvoir.

Tu ne te critiques pas forcément à voix haute. Mais à l’intérieur, tu te diminues souvent sans t’en rendre compte. Et si ce n’était pas un défaut, mais une protection du corps ?

Pourquoi est-ce que je me sens à bout alors que tout va bien ?